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ÉTAPE 1 : UN SITE POUR QUOI FAIRE ? Avant, il n'y avait pas Internet et l'on s'en passait fort
bien. Nous faisions, plus ou moins tranquillement nos affaires avec les
outils classiques : on écrivait à nos prospects, on leur téléphonait,
et on allait les voir ; parfois, on faisait une bonne bouffe avec eux.
La première question qu'il faut se poser est la question : pour quoi (en
deux mots). On peut voir Internet comme un moyen fantastique d'aller à la
pêche aux informations ; quand il nous fallait des jours et des semaines
pour obtenir une information fiable, surtout pour les malheureux qui ont
le mauvais goût, comme moi, d'habiter en province, il suffit maintenant
de quelques clics de souris pour voir imprimée l'information que l'on
cherchait, sans compter qu'en prime on récolte toujours d'autres
informations qu'on n'aurait même pas eu l'idée d'aller chercher parce
qu'on en ignorait l'existence. |
C'est pour cela que nous sommes le fer de lance de l'économie de notre pays.
Pierre RAYNAUD pr@pemerel.com
Notre prochain article, le 25 septembre : "Créer son site en se posant les bonnes questions"
En effet, l'on ne doit plus considérer se faire connaître et gagner des
clients comme synonymes ou simultanées, mais comme des actions successives. Le but d'un
site (à part ceux qui font du commerce en ligne, avec carte bleue etc..)
n'est pas de gagner de l'argent, mais, d'abord de se faire connaître. (Le
mot important est d'abord). Et, ensuite, c'est parce qu'on a atteint une
certaine notoriété, que l'on gagner des clients.
Cette nouvelle démarche nous amène à reconsidérer la relation au
client, comme une relation "presque" désintéressée. Sur
Internet, on ne sollicite pas son client ; c'est même plus ou moins
interdit par la Nétiquette. Sur Internet, on montre son savoir-faire, on
rend des services, on fait des cadeaux, on dialogue, et cette nouvelle
activité nous amène des relations, (qu'on appelle ici les visiteurs du
site) qui deviennent ensuite des clients, s'ils le veulent, c'est-à-dire
si l'on a su les attirer.
Prenons un exemple de ce qu'on pourrait appeler la "démarche
Internet" (bien qu'ici tout ce que l'on dit aujourd'hui peut être
caduc demain). Vous vendez de la viande chevaline et vous cherchez de
nouveaux clients. Vous avez le choix entre deux démarches : la démarche
classique consistant à transcrire votre plaquette commerciale sur écran
et à montrer au public les beaux quartiers de viande que vous pouvez leur
préparer, c'est la démarche habituelle de ceux qui prennent Internet
seulement pour un nouveau média. Vous créerez alors un site vitrine que
personne n'ira voir, à part votre cousine d'Orléans et vos amis de
belote.
Ou vous adoptez la démarche interactive et vous écrivez une petite
histoire de la viande de cheval à travers les âges, vous deveniez un
spécialiste de l'histoire de la boucherie chevaline, vous posez des
questions à vos visiteurs, vous organisez un concours entre eux.... et,
si vous réussissez, les visiteurs viendront régulièrement sur votre
site, un eu comme ils vont au cinéma. Trop beau pour être vrai ? C'est
pourtant l'histoire des sites qui ont déjà réussi.
De toute façon, si vous désirez faire vivre votre entreprise, il faut
être sur Internet et avoir une adresse, vous savez ce genre d'adresse qui
commence par http://www. Tout simplement, parce
que c'est une occasion d'y être avant les autres (et cela ne va pas
durer) et d'y être en position d'attendre vos clients. Quand ils vous se
décider à se promener à leur tour sur le Web, ils vous y rencontreront
: ciel ! mon boucher !
Selon les études, il y aurait aujourd'hui environ 15% des PME qui ont un
site. Seulement 15 % disent les uns pour justifier leur immobilisme ;
déjà 15% disent ceux qui n'ont pas envie d'arriver trop tard. Nous
sommes de ceux-là.
Internet est aujourd'hui le seul moyen, pour un petit (PME, solo,
profession libérale) d'égaler les grands qui, souvent, se posent les
mêmes questions que vous. Nous avons, nous les PME, un avantage sur les
grosses sociétés : entre lé décision d'être présent sur Internet,
la création su site et le début des échanges avec les visiteurs, il
peut s'écouler seulement quelques semaines, dans une grande société,
il faudra des années.